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Category Archives: 6ème

J’ai essayé dans cette évaluation de transposer ailleurs la démarche que nous avons effectué en classe avec leur espace proche : localisation, carte manuelle, itinéraire dans Google Earth. L’ailleurs ici se situe dans l’agglomération de Rennes. Les deux exercices cartographiques ont plutôt bien été maîtrisés. Par contre, l’exercice de localisation à différente échelle a été moins réussi. Je pense qu’on atteint là l’une des limites de "l’égo-géographie" telle qu’on la pratique avec ce 1er thème en collège … difficile pour un enfant de 11 ans de transposer ses démarches à un ailleurs qu’il ne maîtrise pas.

Source : pour établir cette séance, je suis parti d’une démarche pédagogique menée par M. Beer, professeur d’histoire-géographie à Villers-Bocage et formateur dans l’académie de Caen.

On part d’un questionnaire sur les lieux fréquentés par les élèves.

Pour varier les échelles, apprendre le langage de base de la cartographie et s’essayer à différents outils cartographiques, j’ai scindé le travail en deux qui correspondent aux deux questionnaires

1ère partie (1h) : les villes de mon espace proche / carte manuel

À partir d’une enquête sur la fréquentation des villes qui entourent la vie des Granvillais, chaque élève a réalisé une carte des villes de son espace proche, papier et crayon en main. L’autre question plus subjective était de se demander s’ils considéraient les villes proposées comme faisant partie de leur espace proche.

L’idée, c’est de voir que nous n’allons pas tous le même nombre de fois par an dans les villes qui nous entourent. On peut très bien connaître Paris, parce qu’un membre de notre famille y habite par exemple, et ne jamais aller à Coutances, la ville la plus proche de Granville.

Comme "correction", je réalise deux cartes :

  • celle des villes de mon espace proche, afin de montrer que la mobilité varie aussi selon d’autres facteurs (autonomie, profession, âge …) … on approcherait presque la notion de motilité.
  • une "synthèse" de leurs réponses, afin d’identifier un espace proche commun ou moyen

Voici les résultats sur les cartes suivantes :

2ème partie : les lieux que je fréquente / parcours et repères avec Google Earth

Le second questionnaire porte sur les lieux que les élèves fréquentent "au quotidien". Nous sommes dans la même logique, même au niveau cartographique. La différence consiste à apprendre à utiliser Google Earth.

Attention, le logiciel n’est pas exempt de défauts. Les itinéraires sont calculés pour des voitures ; pour les trajets piétons, il faut transiter par une option de Google Maps. Les itinéraires automatiques ne sont pas très fiables : un détour de 3 kms pour tout le monde avant d’arriver au collège ou faire grimper 60 m d’escaliers à votre voiture pour atteindre la pointe du Roc !!!

Je divise le travail en deux étapes.

1° les élèves prennent en main le logiciel (1h). Je suis reparti d’une fiche de prise en main du logiciel proposée par Emmanuelle Perrière dans l’académie de Poitiers http://ww2.ac-poitiers.fr/hist_geo/spip.php?article733&var_recherche=googl+earth

En voici ma version

2° Les élèves placent des repères sur les lieux qu’ils fréquentent et les itinéraires qu’ils effectuent entre ces lieux (au moins 1h par binôme)

  • selon un code de couleur pour les repères (jaune = collège, vert = loisirs, rouge = commerces, bleu = domicile …) et les itinéraires (dont je ne me souviens plus …)
  • en variant la taille des repères et des itinéraires suivant la fréquence.

3° L’intérêt, c’est de mettre en commun les cartes ainsi obtenues. Cela doit permettre de dégager des espaces fonctionnels dans l’agglomération granvillaise (quartiers résidentiels, zones commerciales …), mais aussi d’identifier les territoires des jeunes de 11 ans. Là encore, comparer avec les lieux que fréquente un adulte pourrait être très pertinent …

J’utilise le conditionnel car je n’ai malheureusement pas eu le temps de mener à bien cette opération. Essentiellement pour une raison technique. Les élèves n’ont pas établi leurs repères à la même altitude. J’aurais dû y penser avant car il me fallait modifier manuellement presque 300 repères … j’ai abandonné ! L’autre solution serait de créer une carte collaborative dans Google Maps, mais cela nécessite l’ouverture initiale d’un compte et les potentialités de variations cartographiques sont moindres.

"Où habites-tu ?"

C’est la question que j’ai posé aux élèves avec pour consigne d’imaginer la réponse qu’ils feraient s’ils devaient répondre à leur voisin de classe, à un copain de vacances à l’autre bout de la France et à un correspondant néo-zélandais.

On peut ainsi identifier l’idée de parcours et de distance (qui se fait spontanément et empiriquement pour le voisin), la question d’échelles et son influence sur l’idée de repères géographiques (pour un Granvillais, dire "derrière le Leclerc", c’est un repère très précis … ça l’est bien moins pour un Néo-Zélandais !). J’intègre ici également le regard porté sur le monde avec la mappemonde vue d’Auckland.

Voici ce à quoi nous avons abouti avec une classe de 6ème

et voici la fiche de travail (sans grand intérêt si ce n’est gagner quelques précieuses minutes … et de vérifier si les élèves connaissent un peu leurs classiques en rugby car il y a une erreur à rectifier, avis aux experts)

Cette bande-dessinée est formidable pour comprendre "l’habiter" dans une ville japonaise. On y suit Uenohara, cadre commercial  dans une entreprise de papeterie à Tokyo. C’est "un promeneur" : il se déplace à pied dans les quartiers de sa ville, observe les formes du bâti, s’intéresse aux habitants, nous fait ressentir l’activité et les sentiments des occupants et des visiteurs. C’est une approche très sensible de la ville japonaise

Tanigushi offre aux occidentaux l’intérêt d’être imprégné de culture européenne. Aussi, les codes qu’il utilise sont-ils à la fois marqués par sa culture japonaise sans être totalement étrangers à notre regard d’Européens.

La BD est divisée en chapitres du quotidien de Uenohara qui sont l’occasion à chaque fois de parcourir un quartier différent. Pour le travail en classe, j’ai sélectionné des vignettes prises dans différents quartiers de la ville (essentiellement le quartier de  Shinagawa et celui "de l’harmonica . Ils me permettent d’orienter la réflexion sur la question d’"habiter le patrimoine" car ces quartiers mêlent la plus grande tradition aux modernités nippones.

Pour des raisons évidentes de droits d’auteur (et par respect pour ma libraire d’épouse), je ne peux vous offrir qu’un aperçu des planches de la BD. Achetez-la ou commandez-la pour le CDI.

Un exemple des vignettes que j'ai sélectionnées sur la quartier de Shinagawa (le corpus que je distribue aux élèves est plus important notamment sur le quartier de l'Harmonica où "le promeneur" se confronte aux habitants et aux usagers des lieux dans un restaurant).

Je vous propose l’activité que j’ai organisé avec les élèves sur ce sujet. Comptez deux heures si vous leur faites découvrir la BD en classe.

et voici ce que l’on peut en retenir …

Bibliographie :

- Je ne suis pas un spécialiste de la ville japonaise, mais on trouve de nombreuses références dans les cafés géographique (articles, interview, déambulations, compte-rendu d’ouvrages …)

- Pour la réflexion sur "habiter le patrimoine, on trouve en ligne aux PUR l’introduction et le sommaire de l’ouvrage Habiter le patrimoine sous la direction de Maria Gravari-Barbas.

C’est la séance 2 d’"habiter la ville". Les élèves travaillent sur Google Maps ou Google Earth (attention : il est prévu pour GE 5 minimum) et complètent au fur et à mesure la fiche « c’est quoi une ville ? ».

Même si l’on est davantage dans une démarche structuraliste que phénoménologique, on peut rattacher cette séance à la notion d’"habiter". Spatialiser l’habiter en « comparant » permet de montrer les éléments du paysage que l’on retrouve (fonctions métropolitaines, étalement urbain, quartiers résidentiels …) dans ses variantes spatiales et d’identifier les spécificités de chaque ville (« bidonvilles » ou habitat informel à Addis, banlieues à Tokyo).

Tout ça c’est théorique : pour l’élève, l’objectif est de maîtriser le notions générales d’agglomération et de métropoles et de décrire les paysages des villes étudiées.

Cliquez sur la carte pour avoir le parcours dans l’ordre.

Voici le texte à trou que les élèves complètent en suivant l’ordre des repères dans GE (les mots en gras sont à enlever) … Il peut y avoir encore quelques bugs (vérifiez bien l’ordre des repères).

Les paysages urbains d’une agglomération

Une ville est marquée par des paysages urbains très différents d’un continent à un autre. Cependant, on retrouve des points communs sur les lieux d’une ville.

Une ville est généralement une agglomération : comme la population des villes augmente, le paysage urbain dépasse les limites de la ville d’origine et s’étale sur les communes voisines.

Les citadins vivent nombreux sur un espace peu étendu. La densité de population est très élevée dans une agglomération. Les constructions sont rapprochées et l’on construit parfois en hauteur dans des gratte-ciels. Cependant, la densité varie d’un quartier à l’autre et d’une ville à une autre. Les villes d’Asie sont plus denses que celles d’Afrique.

Dans la plupart des agglomérations, on identifie des quartiers ou des espaces précis dans le paysage. Les quartiers des affaires des villes des pays riches sont reconnaissables à leurs gratte-ciel qui accueillent les sièges sociaux (la direction) des grandes entreprises et des centres commerciaux réputés. Dans les pays pauvres, les quartiers des affaires sont moins étendus, mais les projets immobiliers sont nombreux : les villes des pays pauvres changent à une vitesse folle !

Dans les pays riches, quand on s’éloigne du centre de la ville vers les périphéries, le paysage qui domine est composé de banlieues pavillonnaires : chaque foyer dispose d’une maison et souvent d’un jardin. Dans les pays pauvres, ces quartiers résidentiels existent aussi. Mais ce qui est le plus visible dans le paysage, ce sont les bidonvilles ces quartiers d’habitat informelque, construits sans autorisation ni confort que les habitants pauvres ont construit un peu partout dans les « espaces libres » de la ville (toits d’immeubles, parcs, ruelles …)

Les équipements urbains d’une métropole

Les hommes ont organisé la ville pour qu’elle réponde à leurs besoins : habiter, travailler, circuler, échanger, se distraire. Les équipements urbains sont donc nombreux et variés.

C’est dans les villes que sont prises les grandes décisions politiques : la capitale est le lieu du gouvernement. Certaines villes accueillent des organisations internationales importantes pour toute la planète.

La ville, c’est aussi le lieu des stades, des théâtres et des monuments religieux Elle sont les centres de la vie culturelleuniversités. d’un pays. C’est en ville que l’on vient étudier dans des

Les transports urbains relient les différents quartiers de la ville (en bus, en métro, en train, en voiture). Ils relient aussi la ville au reste du monde (ports de commerce, aéroports). Les problèmes d’embouteillages et de pollution sont très importants en ville. Davantage dans les villes des pays pauvres car elles ont peu de moyens pour développer les transports en commun.

Les équipements urbains ont donc une influence bien au-delà des limites de la ville : les grandes villes qui ont un rôle pour leur région ou le monde sont appelées des métropoles.

Voici ce que j’ai compris de l’habiter et des questions que cela peut poser sur "habiter la ville". Je propose à partir de cela une démarche autour de Tokyo et d’Addis-Abeba



Tout d’abord, avant de présenter le travail que j’ai réalisé en 6ème cette année sur les nouveaux programmes, je tiens à remercier Vincent Mespoulet, collègue d’histoire-géographie à Manosque. C’est lui qui est à la base de cet immense travail à partir d’un documentaire diffusé sur Arte. Il ne me restait plus qu’à mettre en application les pistes pédagogiques qu’il proposait.

1ère séance – l’épopée de Gilgamesh

L’objectif de cette première séance est de localiser la Mésopotamie et apprendre à raconter une légende. C’est une façon très intéressante d’entrer dans le nouveau programme qui recentre l’élève autour des capacités de description et rend sa place au récit. Les élèves y sont particulièrement sensible.

- Nous avons d’abord localisé la Mésopotamie à partir d’une animation réalisée par Vincent Mespoulet

- Puis nous avons visionné la vidéo montée par Vincent Mespoulet sur l’épopée de Gilgamesh

- Le questionnaire que Vincent Mespoulet a mis en place permet de mémoriser les étapes de l’épopée de Gilgamesh, avant de la raconter par écrit (sans autre intention qu’une 1ère approche empirique du "raconter en histoire")

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2ème séance – Que nous apprend l’épopée de Gilgamesh qur les villes de l’Orient ancien :

 

1° la première activité a porté sur la naissance de l’écriture pour rappeler comment sont nées les premières écritures. Dans cette vidéo, on voit comment on est passé d’une première écriture pictographique vers -3000, à une écriture syllabique (utilisant un alphabet), vers -1300.

2° la seconde vidéo nous montre que les techniques modernes de l’archéologie permettent de reconstituer virtuellement la forme des villes de Mésopotamie. Les fleuves étaient plus puissants, la terre y était plus fertile et les villes déjà immenses. Au final on se rend compte que la ville d’Uruk décrite dans la légende de Gilgamesh était bien comme cela nous est raconté !

3° la troisième vidéo nous plonge au coeur de la vie quotidienne des habitants de la ville

4° enfin, la quatrième vidéo nous apprend que les villes de Mésopotamie faisaient du commerce avec le reste de l’orient ancien (Liban, Égypte …)

Fiche de la séance 2

3ème séance – le vase d’Uruk pour comprendre les croyances des mésopotamiens et leur vision du monde

L’organisation des sociétés antiques est complexe à nos yeux (et surtout à ceux des élèves) car la hiérarchie terrestre répond à la cosmogonie définie dans les mythes. C’est d’autant plus difficile à saisir que dieux et hommes coexistent dans le même monde et interagissent.

Le vase d’Uruk permet d’appréhender assez simplement ces données.

  • Pour les Mésopotamiens, les dieux interviennent en bien ou en mal dans leur vie quotidienne : la fête de la fertilité en faveur de la déesse Innana-Ishtar n’est pas sans rappeler la dimension divine que prenait le fleuve chez les Égyptiens. On est dans l’ordre des croyances.
  • En conséquence, il faut 1° remercier les dieux (c’est le rôle des offrandes portées par les hommes nus en haut de la ziggourat), 2° entretenir la bienveillance divine (c’est le rôle du mariage sacré entre le roi et la grande prêtresse). On appréhende ainsi ce qui est de l’ordre du rite religieux.
  • Le rôle de chacun dans le maintien de cet ordre divin définit l’organisation sociale. C’est même toute l’organisation de la société qui se trouve ainsi justifié, le roi était en quelque sorte l’intermédiaire entre les dieux et les hommes pour assurer le cycle de la nature. On réfléchit ainsi à l’ordre social qui ne se comprend que dans sa dimension religieuse.

C’est trop compliqué pour des 6èmes ? Les croyances et les pratiques religieuses des Mésopotamiens dans l’antiquité leur paraissent étranges, pour ne pas dire dérangeantes. Un roi qui se marie une fois par an avec la grande prêtresse, des hommes nus qui transportent des pots de nourriture jusqu’à la ziggourat … ce sont les scènes "bizarres" que l’on peut voir sur le vase d’Uruk, ce très vieil objet de plus de 5000 ans.. Mais c’est important de rentrer dans ce processus d’explication de cette différence. Ce n’est pas parce que nos sociétés modernes se sont soustraites à une lecture surnaturelle du monde qu’il faut l’écarter du regard de nos enfants ou tout de suite la qualifier de "légende" (belle ou invraisemblable). La légende a un sens, le mythe explique.

- Nous avons d’abord visionné une vidéo (de devinez qui ?), pour comprendre les croyances des Mésopotamiens

- Puis, avec la présentation suivante, nous avons vu que ces croyances expliquaient la société et le rôle du roi.

4ème séance : évaluation

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